Last Updated:

Article n°1: Le commencement

Catégories Carnet de bord

Pour commencer, je tiens à dire que toutes les histoires qu’on connaît ont plus ou moins une fin heureuse, ou une fin tout court. Ce que je vais vous raconter ce n’est pas une histoire comme celles qu’on trouve dans les livres, c’est la mienne, donc il n’y a pas vraiment de fin pour l’instant, je dirai même que c’est juste le commencement.

Avant que j’oublie, moi c’est Maya. Jeune fille plutôt banale en quête de sensations plutôt intenses. Quand je dis « sensations intenses » je parle bien évidemment d’adrénaline, de tour du monde, de grand amour et de toutes ces choses bien clichés qu’on vend à tous les ados de la Terre dans ces films à l’eau de rose et tous ces trucs à la con qu’on nous vend sur le net.

Je vis seule dans mon petit appartement de 18 mètres carrés et des poussières, et je le vis plutôt bien. Bon il m’arrive de ne manger que des pâtes pendant une semaine ou de sauter quelques repas quand on arrive à la fin du mois. Je vais pas vous cacher que la vie d’étudiant a ses petits inconvénients. Mais dans l’ensemble ma vie se résume : aux sorties, au rosé, aux potes, au macdo, au shopping (et oui il en faut), et aux potes encore une fois. Je vous avoue que se lever quand on veut, manger quand on veut, mais surtout, faire ce qu’on veut c’est plutôt sympa. Mais je ne vais pas non plus vous faire croire que ma vie est un remake de Spring Breakers ou de Neighbors, parce qu’en vérité, être étudiant c’est un peu plus compliqué que ça en a l’air, et ceux qui vivent sans leurs parents seront d’accord avec moi. Il faut faire des machines toutes les semaines, chercher chaque jour de nouveaux plats à se cuisiner pour que ça finisse encore par des pâtes, rentrer seul chez soi le soir et bosser en dernière minute le DS du lendemain, sans oublier bien évidemment d’appeler ses parents au moins une fois par semaine pour leur dire que : oui vous pensez à eux, et que oui « vous vous souvenez d’eux ».

Mais je dois dire que les bons petits plats de ma mère me manquent, et être en famille aussi. C’est pourquoi, malgré les quelques disputes avec mes parents ou ma petite sœur c’est toujours un bonheur de rentrer le week-end à la maison. 

Mais revenons au commencement. Je vais pas vous décrire toute ma scolarité parce que vous vous en moquez clairement, et ce n’est pas super intéressant. Mais il faut quand même que je vous résume pour que vous puissiez comprendre au fil du temps.

J’ai passé presque huit ans dans un établissement privé, et vous savez ce que ça m’a apporté ? Absolument rien, si ne serait-ce que Jésus a plus ou moins existé, et que voir une bretelle de soutien-gorge c’est presque un appel à l’agression. C’était pas ouf. En plus de ça, j’étais pas bien dans ma peau, comme la plupart des jeunes de 14 ans j’ai envie de vous dire, et je le vivais pas super bien. Rajoutez à ça tout l’univers du collège : acné, voix qui mue, garçons en plein essor de sexualité, et toutes ces filles qui croient qu’être populaire au collège va leur apporter quelque chose dans la vie. Je ne vous apprends rien, le collège c’est la jungle. 

Au lycée, j’ai basculé dans le public, et ai obtenu mon bac ES avec mention assez bien. C’était pas incroyable, mais c’était déjà bien. Et me voilà aujourd’hui, plus déterminée que jamais, ici, dans la ville rose.

Je suis dans ma première année en études de communication et événementiel, et jusqu’ici ça me plait plutôt bien. Je n’arrête pas de rencontrer de gens, de parler avec des gens, et j’aime beaucoup ça.

J’ai toujours vécu dans le sud. Qu’on s’entende bien, le sud-sud, ne commencez pas à me dire que Toulouse c’est le sud parce que ça fait deux mois que je me trimballe en pull. Mis à part le temps pas toujours fameux, cette ville est plutôt sympa. Enfin, vraiment sympa. Je l’aime cette ville. Surtout pour ses bars le soir, ses vieux bâtiments en briques rouges, ses habitants, ses commerçants, ses manifs, et ses activités assez bizarres qui se passent sur le Capitole. Et pourtant, je ne suis là que depuis deux mois seulement.

Je trouve qu’elle a du charisme cette ville, en tout cas elle m’a séduite. Pas comme un mec canon qui pourrait vous séduire dans un bar, non, plutôt comme cette paire de bottines que vous avez repérée sur Sarenza et à laquelle vous ne faites que penser depuis deux semaines, nuits et jours. Celle que vous finissez par commander alors que votre compte en banque vous crie de ne pas le faire, mais que vous savez que vous ne pouvez pas vous passer. 

Et bien, Toulouse est ma paire de bottines. Je sens qu’ici tout peut arriver, qu’ici tout est possible. Je ne sais pas encore comment vous l’expliquer, mais ça viendra. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis convaincue que cette ville est remplie d’étoiles, qui brillent, mais qui ne sont pas dans le ciel.

J’ai hâte de vous en raconter plus.

 

Maya.

5 commentaires sur “Article n°1: Le commencement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *