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Article n°4: une touche de reggae

Catégories Carnet de bord

Bob Marley disait: « La plus belle courbe d’une femme, c’est son sourire »

Le papa du reggae avait bien des qualités, tant dans le domaine de la musique quand dans la justesse de ses paroles. Je dois avouer qu’avant mes années lycée, j’attribuais au mot « reggae » les gros fumeurs de joints, le look décalé un peu trop « cool » et la légèreté de vie extravagante qui, pour la personne très terre à terre que j’étais, n’avait pas sa place dans ma vie.

À l’époque (oui dit comme ça, on dirait que j’ai 70 ans, mais mine de rien c’était il y a 3 ans déjà), c’est un ami qui m’a fait découvrir le reggae, et pour être honnête j’étais loin d’être convaincue des valeurs qu’on lui attribuait et du bien-être soi-disant contagieux auquel on lui rattachait.

Mais au bout d’à peine deux mois, c’est tout notre groupe d’amis qui l’avait adopté, et il est devenu un membre à part entière de ma vie au lycée. En journée, en soirée, et même pendant nos voyages, les musiques Rasta Got Soul et Cali Green résonnaient sur nos lèvres. Nous avions trouvé une certaine identité, laquelle nous plaisait bien je dois dire.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire partager ce que le reggae m’a apporté, parce que comme le rap ou le classique, le reggae c’est plus qu’un simple style de musique, c’est un état d’esprit, un univers qui a participé à l’une des plus grandes étapes de ma vie : mon ouverture d’esprit.

Il était là pour mes belles et mauvaises journées, lorsque je suis tombée amoureuse pour la première fois, et pendant mes derrières années d’insouciance totale. À ma grande surprise, ma petite sœur s’y est également mis pour sa première année au lycée, et elle aussi profite de tout ce que le reggae peut apporter. On devrait tous avoir une période reggae. Ou du moins, un alternatif qui en serait tout autant bénéfique.

Comme j’ai pu le dire dans mon tout premier article, le collège n’a pas été l’une des plus belles périodes de ma vie, et même si j’y ai fait des rencontres inoubliables, il m’a laissé de belles cicatrices. Le reggae m’a soigné, a pansé mes plaies, et a été la bouffée d’air frai que j’attendais depuis longtemps. Il a été l’enseignement du relativisme pour l’adolescente blessée que j’étais, et il m’a montré que sourire à la vie n’était pas aussi compliqué que ça en avait l’air.

On ne dira jamais assez souvent que la positivité est le meilleur remède à tous nos problèmes. Attention, je ne dis pas que je suis une pro de la positivité et de la zen attitude, parce que croyez-le ou non, je peux être une râleuse HORS PAIRE quand l’envie me prend. Mais voir le bon côté des choses parfois, lorsque rien ne va plus, ça ne fait pas de mal.

 

 

Aujourd’hui, ma plus belle arme c’est mon sourire. Et même si ma période reggae s’atténue de plus en plus, je n’oublie pas que grâce à elle j’ai appris ce que sont la tolérance, la diversité, l’acceptation et le pardon.

J’ai appris à pardonner toutes les choses pour quoi j’ai eu envie de frapper, hurler et lorsque j’ai perdu des êtres chers. Parce que j’ai compris que mes peines ne disparaîtront pas, que la colère ne me mènerait qu’à l’échec, et qui aime les échecs ?

J’ai trop perdu mon temps à gaspiller mon énergie dans des choses insignifiantes, alors par pitié ne faites pas la même erreur. Nous sommes tous des êtres blessés, à nous de savoir si ça vaut la peine de s’y attarder, de se ruer vers ce mal qui nous a touché.

Le reggae m’a aidé à grandir. Il m’a appris à voir en chaque être une explosion de vie, une source d’inspiration inépuisable, et à ne plus être touché par les personnes qui me sont nuisibles.

Un jour, je voudrais pouvoir montrer à mes proches que je n’ai pas failli, que je n’ai pas laissé ma peine gagner. Et je voudrais qu’ils soient fiers de voir que souvent, la rage de vaincre reste la seule solution objectivement bénéfique.

 

J’espère que mes mots résonnent comme des notes,

Maya.

 

2 commentaires sur “Article n°4: une touche de reggae

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